Vingt minutes de pure adrénaline

Un jour de décembre, 10 heures, par une journée grise. La gorge nouée, j’arpente l’aéroport de La Roche sur Yon. Je suis partagé entre l’excitation et le trac. Car je suis là pour une épreuve hors norme: une expérience de voltige. Je vais à la rencontre du pilote, David, qui me tranquillise illico. Nous démarrons par un briefing où il m’expose le plan de vol. L’atmosphère est agréable. Je réprime le début de panique qui monte en moi tandis que le décollage approche. Puis vient le moment de quitter le plancher des vaches. Je passe mon parachute. Pas vraiment rassurant. Enfin je me dirige vers l’avion, un petit avion bi-place très performant. L’appareil est à la fois léger et résistant et, comme je vais bientôt en faire l’expérience, très facile à manier. La cabine est minimaliste. L’engin a apparemment été imaginé avec un unique objectif: offrir le plus d’adrénaline. Lorsque je suis finalement installé, harnaché à mon siège, j’ai un peu l’impression de faire corps avec l’avion. Etrange impression. Le moteur toussote puis pousse un rugissement. Heureusement que j’ai mon casque, parce que le tintamarre est étourdissant. Le pilote contrôle que le micro de mon casque marche, puis on s’envole pour 20 minutes d’acrobaties. L’avion prend de la vitesse et nous filons plein sud afin de gagner le secteur de voltige. Premier looping. Je sens mon estomac se retourner et me cramponne aux attaches, ébahi. J’étais loin d’imaginer des sensations aussi fortes. Impossible de décrire ce qu’on ressent lorsqu’on se retrouve la tête en bas, avec la terre qui est devenue le ciel ! Et ce n’était là que les préliminaires. Tonneaux, décrochages, plongeons… Les figures s’enchaînent follement. Par moments, je prononce quelques jurons. Impossible de m’en empêcher, même si cela fera mauvais effet sur la vidéo. C’est que la voltige est un peu plus violente que ce à quoi je m’attendais. Tous mes points de repère se sont évaporés : le décor et le soleil gravitent autour de l’appareil. Copernic doit se retourner dans sa tombe ! L’expérience paraît excessivement brève, mais je suis épuisé en descendant de l’avion. Lors de certaines acrobaties, je supportais 6G: je pesais par conséquent six fois plus que d’habitude ! Je peux vous dire que c’est une sensation que mon corps n’oubliera pas de sitôt ! Si vous voulez goûter à la voltige, je dois vous avertir: il est préférable d’avoir le coeur solide. J’ai rempli un petit sac en papier kraft à l’issue de ce vol, et je ne suis pourtant pas une petite nature. Si le pilote modifie évidemment l’amplitude des figures selon le ressenti du client, cela demeure tout de même une sacrée montée d’adrénaline. Mais quel pied, mes aïeux ! Je vous laisse le lien pour en savoir plus sur cette expérience de voltige aérienne.

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