Le Koweit s’achète des hélicos français

Le Koweït va acquérir 24 hélicoptères lourds de type Caracal, fabriqués par Airbus Helicopters, filiale d’Airbus Group pour un montant d’un milliard d’euros, annonce l’Élysée. Les exportations d’armes françaises ont le vent en poupe. Après les Rafale, vendus à l’Inde, à l’Égypte et au Qatar, c’est autour des hélicoptères Caracal de trouver preneur, en l’occurrence le Koweït. C’est l’Élysée qui a annoncé, mercredi 10 juin, ce nouveau succès commercial, d’une valeur d’un milliard d’euros. Le Koweït a décidé d’équiper ses forces aériennes de « 24 hélicoptères lourds de type Caracal », précise le communiqué de l’Élysée, qui fait suite à un entretien téléphonique entre le président François Hollande et l’émir Cheikh Sabah al-Ahmad al-Jaber al-Sabah. Le contrat, qui s’inscrit « dans le cadre du partenariat de défense qui unit la France et le Koweït (…) sera signé dans les meilleurs délais en présence du ministre de la Défense français, Jean-Yves le Drian », ajoute le communiqué. Utilisé par les forces spéciales françaises, le Caracal est un hélicoptère servant à la fois au combat et au transport de troupes. « Cela va contribuer à faire de 2015 l’année record de l’export d’armement français avec plus de 15 milliards de prises de commande, représentant un volume de plus de 60 000 emplois dans la durée et plus de 10 % de la balance commerciale », souligne le ministère de la Défense. Le Caracal, fabriqué par Airbus Helicopters (ex-Eurocopter, né de la fusion entre le Français Aerospatiale et l’Allemand Deutsche Aerospace), filiale d’Airbus Group, est conçu spécialement pour les missions de sauvetage au combat et de transport de troupes sur longue distance (jusqu’à 28 personnes). Il est doté d’un système de blindage et d’autoprotection comprenant la détection radar des missiles. Créé en 2000 et vendu depuis dans une dizaine de pays, l’appareil a fait ses preuves sur différents terrains d’opérations de l’armée française, en Afghanistan, en Libye mais aussi au Mali. La livraison de 24 Caracal répond à un « souhait du gouvernement koweïtien », selon le communiqué élyséen. Lors de leur entretien, François Hollande et l’émir Al-Sabah « ont exprimé leur volonté commune de contribuer à la stabilité régionale et le président de la République a salué la politique constante de l’émir du Koweït pour dialoguer avec tous les pays de la région », ajoute le texte. Contacté par l’AFP, Airbus Helicopters s’est refusé à tout commentaire. « C’est fait », a-t-on toutefois confirmé de source proche du dossier.

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