La machine de convergences

L’Europe a toujours été synonyme de convergence vers des niveaux de vie plus élevés. Dans le passé, cette convergence avait lieu presque automatiquement, grâce au marché intérieur et au soutien des fonds de l’UE, à tel point que la Banque mondiale avait surnommé l’UE «la machine de convergence». Ces dernières années, la convergence s’est cependant ralentie considérablement, voire arrêtée, les pays les plus performants progressant plus rapidement. À quoi cela est-il dû, et en quoi est-ce un problème? Les avantages de la convergence sont multiples. Elle renforce la cohésion et la stabilité de nos sociétés et de notre Union. Lorsque les conditions de vie et de travail convergent, les citoyens peuvent faire le choix positif d’aller s’installer dans un autre pays plutôt que d’y être contraints par nécessité économique. Si la convergence des performances économiques au fil du temps s’accompagne d’une convergence des conditions sociales, les craintes liées au «dumping social» s’apaisent et le soutien au marché unique s’accroît. Il faut toutefois que cette convergence s’effectue sur une période raisonnablement longue, afin de laisser aux États, aux citoyens et aux entreprises le temps de s’adapter. Les indicateurs économiques liés au niveau de vie font apparaître un tableau contrasté de l’Europe. Et encore, même les moyennes nationales ne rendent pas pleinement compte de la situation, car elles cachent des disparités encore plus grandes au sein même des États membres, avec des poches de richesse relative dans les pays moins prospères, et vice versa. En général, les capitales s’en tirent nettement mieux que les autres régions. Par exemple, Bratislava et Prague sont désormais respectivement les cinquième et sixième régions les plus riches de l’UE si l’on considère le produit intérieur brut (PIB) par habitant.

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