J’adore Edimbourg

J’ai eu la chance de partir quelques jours en Ecosse dans le cadre d’un séminaire, et je suis tombé complètement en admirant devant le Château d’Edimbourg. Le château d`Édimbourg semble avoir émergé de l’énorme piton de basalte volcanique qui s’élève à 90 mètres au-dessus des mes de la ville. Le site, dominant l’accès à la rivière Forth, a été fortifié au VI » siècle, probablement par Edwin, roi de Northumbria, dont on pense qu’il donna son nom à Édimbourg. Mais, ayant été occupé sans interruption depuis treize siècles, les traces archéologiques retrouvées sont beaucoup plus récentes. La construction la plus ancienne qui subsiste est la petite chapelle de Ste-Margaret, la reine anglaise épouse de Malcolm III Canmore (Ceann Mor), morte quelques jours après son mari en 1095. La chapelle, toujours utilisée de temps en temps, date seulement du début du XIIe siècle, bien que certains éléments puissent provenir d’une chapelle antérieure, contemporaine de Margaret, grande protectrice de l’Église. Il paraît évident que l’héritage historique du château d’Édimbourg offre plus d’intérêt que son architecture. Il fut toujours en fonction, fréquemment aux mains des Anglais. Détruit par Robert Bruce, quand il parvint à l’occuper lors de sa victoire de Bannockburn (1514), il a été constamment reconstruit selon les besoins du moment, et les remaniements majeurs ont eu lieu à partir du XVIC siècle. Le roi David II ajouta ce qui apparaît comme une résidence, sous forme d’une tour spécifiquement écossaise en 1567. Sa base était incorporée dans la Half Moon Battery, construite à l’origine en 1574 mais rebâtie ensuite. Les bâtiments du palais datent du temps de James IV (1488-1515), qui est également à l’origine du Great Hall, avec sa belle charpente a blochets. Mais la construction de Holyroodhouse, et les velléités de Marie, reine d`Écosse, dont le fils James I d’Angleterre naquit pourtant au château, mirent fin à sa carrière de résidence royale deux générations plus tard. L’esplanade fut nivelée au milieu du XVIIIe siècle pour servir aux parades. C’est désormais la scène du Military Tatoo, une parade militaire qui se déroule chaque année durant le Festival d’Édimbourg. Parmi les curiosités se trouvent «Mons Meg ››, un énorme canon de siège de cinq tonnes, avec un calibre de 500 mm, qui fut fabriqué pour James II au 15ème siècle, et les «Honours of Scotlands››, les joyaux de la couronne d’Écosse, plus anciens, quoi que de valeur moindre que ceux de la couronne d’Angleterre. Tout notre séjour a été organisé de main de maître par une agence locale avec un bureau en France et nous en avons été ravis. Je vous laisse le lien vers cette agence si vous souhaitez organiser un jour un séminaire à Edimbourg.

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