Défenseures et défenseurs des droits humains en Guinée Equatoriale

L’année dernière encore, les autorités de Guinée Equatoriale ont continué de harceler, d’intimider et de placer en détention arbitraire des défenseurs des droits humains. Le 17 avril, Enrique Asumu et Alfredo Okenve, responsables du Centre d’études et d’initiatives pour le développement, ont été placés en détention à Malabo, la capitale, après s’être opposés à la décision des autorités d’empêcher Enrique Asumu d’embarquer sur un vol pour la ville de Bata le jour précédent. Enrique Asumu a été libéré huit jours plus tard pour des raisons de santé, après avoir payé une amende de deux millions de francs CFA (3 500 dollars des États-Unis). Alfredo Okenve a été remis en liberté le 4 mai, après s’être acquitté d’une amende du même montant. Le ministère de l’Intérieur avait suspendu les activités du Centre en 2016. Le 16 septembre, des agents chargés de la sûreté de l’État ont arrêté et placé en détention Ramón Esono Ebalé, un dessinateur et détracteur du gouvernement, ainsi que deux ressortissants espagnols alors qu’ils sortaient d’un restaurant à Malabo. Les trois hommes ont été menottés, privés de leurs téléphones portables et emmenés au Bureau de lutte contre le terrorisme et les activités dangereuses, où Ramón Esono Ebalé a été interrogé sur ses dessins. Les ressortissants espagnols ont été libérés le jour même. Ramón Esono Ebalé a été transféré trois jours plus tard à la prison de Black Beach, à Malabo. D’après une chaîne de télévision nationale, il était accusé de diriger une organisation impliquée dans le blanchiment d’argent et le faux monnayage. Il a été inculpé le 27 novembre de faux monnayage et il était toujours en détention à la fin de l’année.

This entry was posted in actualités. Bookmark the permalink.

Comments are closed.