Mourrir sur l’Everest

Min Bahadur Sherchan était un ancien soldat Gurkha de l’armée britannique. Il avait décroché le record du monde de grimpeur de l’Everest le plus âgé en 2008. Il tentait de récupérer son titre de grimpeur le plus âgé à conquérir l’Everest. Un Népalais de 85 ans est décédé ce samedi dans un camp de base de la montagne. La mort de Min Bahadur Sherchan a été annoncée par Gyanendra Shrestha, responsable au ministère du tourisme, qui n’en a pas donné les causes. Cet ancien soldat Gurkha de l’armée britannique était sur le point de récupérer son titre repris par un autre octogénaire, l’alpiniste japonais Yuichiro Miura, en 2013. L’ex-Gurkha avait décroché le record du monde de grimpeur le plus âgé en 2008, alors qu’il avait 76 ans. Le Japonais Yuichiro Miura, alors âgé de 80 ans, l’avait détrôné cinq ans plus tard sur ce sommet de 8 848 mètres. « Ce n’est pas une compétition personnelle » « Mon but n’est pas de briser le record de quiconque, ce n’est pas une compétition personnelle entre individus. Je souhaite seulement battre ma propre performance », assurait ce grand-père népalais en février avant de reprendre son ascension. Le décès de Gyanendra Shresthaest le second à intervenir ce printemps. En avril, l’alpiniste suisse Ueli Steck, connu pour avoir dompté les sommets les plus vertigineux de la planète, était accidentellement décédé. Environ 750 personnes devraient tenter d’atteindre le sommet du Mont Everest à partir de la fin mai, haute saison pour les alpinistes. Avant de s’attaquer au sommet, les candidats à l’Everest font des allers-retours entre les différents camps pendant plusieurs semaines afin d’habituer leur organisme aux conditions extrêmes de la très haute altitude.

Posted in actualités | Commentaires fermés

Une manifestation contre les «violences policières»

Alors que le rassemblement se tenait dans le calme, des échauffourées ont éclaté en fin d’après-midi entre des manifestants cagoulés et les forces de l’ordre. Plusieurs milliers de personnes manifestaient à Paris ce dimanche après-midi contre les «violences policières» à l’appel de plusieurs organisations, quelques semaines après l’«affaire Théo» qui avait entraîné des violences urbaines en banlieue parisienne. Derrière une banderole «Justice et dignité, stop à l’impunité policière» flanqué des portraits dessinés de 13 personnes présentées comme victimes de la violence policière, entre 7.000 et 7.500 manifestants – selon la préfecture de Paris – ont quitté la place de la Nation vers 14h30 avant de rejoindre celle de République. «Zyed, Bouna, Théo et Adama, on n’oublie pas, on ne pardonne pas», «pas de justice, pas de paix», «Police partout, justice nulle part» ou «urgence, urgence, la police assassine en toute impunité», scandait la foule. Dans le cortège flottaient des drapeaux du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), du DAL (Droit au logement), d’Attac, CGT, CNT, et un ballon Solidaires. Des filtrages, organisés en amont, ont permis de récupérer plusieurs projectiles (pots de peinture, fusée modifiée avec du béton au bout pour servir de projectile etc…) et un sac de pavés cachés dans un bac à fleurs sur le parcours de la manifestation, ont indiqué des sources policières. Mais quelques échauffourées ont éclaté en fin d’après-midi entre des manifestants cagoulés et les forces de l’ordre. Les forces de l’ordre ont riposté à des jets de cocktails Molotov par des tirs de gaz lacrymogène, a constaté un journaliste de l’AFP. Sur le parcours, les vitrines de deux établissements bancaires ont été dégradées. Deux gendarmes ont été légèrement blessés par des projectiles et transportés à l’hôpital, a indiqué la préfecture de police. Onze personnes ont été interpellées notamment pour port d’arme.

Posted in Uncategorized | Commentaires fermés

Vers une égalité salariale réelle en Islande

Le gouvernement islandais a présenté mardi 5 avril un projet de loi qui obligera les entreprises de plus de 25 salariés à prouver qu’elles versent un salaire égal à leurs employés, quel que soit leur sexe. Dans les faits, les sociétés devront fournir à l’administration un document qui certifie que les femmes et les hommes au même poste et à l’expérience équivalente bénéficient du même traitement. Si l’autorité de contrôle remarque une différence, l’entreprise payera une amende (dont le niveau sera fixé plus tard). Cette loi entrera en vigueur en janvier 2018, alors que l’Islande fait déjà figure de bon élève sur l’égalité des sexes. Dans son Parlement, la parité est respectée. Elle est par ailleurs au premier rang du classement du Forum économique mondial (la fondation qui organise chaque année sa réunion à Davos) qui analyse les inégalités entre les sexes dans le monde. Elle est suivie par la Norvège, la Finlande et la Suède. Le gouvernement estime que l’écart entre les salaires est de 7%. Cet écart est toutefois contesté par un rapport publié en 2013 par la Commission européenne. Celui-ci indique qu’une femme islandaise gagne en moyenne 18% de moins qu’un homme. Le 24 octobre dernier, de nombreuses militantes avaient quitté leur travail à 14h38, considérant qu’elle n’étaient plus rémunérées à partir de cette heure précise comparativement aux hommes. Ce mouvement n’est pas nouveau : en 1975, les femmes islandaises avaient quitté leur travail à 14h08. Puis en 2008, à 14h25. Selon le Iceland Review, un trimestriel local, il faudra attendre 2068 pour gommer les inégalités à ce rythme. L’initiative islandaise a été reproduite le 7 novembre dernier en France à l’appel du collectif féministe Les Glorieuses, qui avait demandé aux femmes de cesser le travail à 16h34. Selon ses calculs, si elles étaient payées comme les hommes, elles travailleraient bénévolement à partir de cette date jusqu’à la fin de l’année. L’Assemblée nationale a voté en 2014 la Loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Elle vise à combattre les inégalités sexuelles dans les sphères privée, professionnelle et publique. Ce dispositif peut par exemple priver une entreprise de l’accès aux marchés publics si une inégalité flagrante est constatée. En pratique, ça reste très difficile à prouver… Source: agence séminaire islande

Posted in actualités | Commentaires fermés

Alcoolisme dans le Nord

En déclarant que « l’alcoolisme et le tabagisme se sont peu à peu installés dans le bassin minier » des Hauts-de-France vendredi, lors d’un déplacement à Hénin-Beaumont, Emmanuel Macron a provoqué la colère de la classe politique française. Mais les faits semblent lui donner raison. C’est la dernière sortie tapageuse d’Emmanuel Macron. En déplacement vendredi à Hénin-Beaumont, ville gouvernée par le Front national, l’ancien ministre de l’Economie a évoqué « l’alcoolisme et le tabagisme [qui] se sont peu à peu installés dans le bassin minier ». Des mots sortis de la bouche d’un ancien banquier, déjà connu pour avoir traités d’illettrés une centaine d’anciens salariés de l’abattoir de porcs Gad: la perche était trop tentante pour que les adversaires politiques de Macron ne la saisissent pas.  De tous les côtés de l’échiquier politique, les coups ont logiquement plu sur le candidat à l’élection présidentielle. Le maire FN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, a dénoncé « sa morgue de banquier parisien », alors que Florian Philippot a pour sa part évoqué un « mépris social » de l’ancien conseiller de François Hollande. A droite, Gérald Darmanin (maire Les Républicains de Tourcoing), et Nicolas Dupont-Aignan (candidat de Debout La France à la présidentielle) y sont également allés de leur commentaire, en rappelant les anciennes polémiques suscitées par les propos de Macron. A gauche, c’est Jean-Luc Mélenchon qui a mené la charge contre le natif d’Amiens. « Cet homme vit ailleurs (…) il vit tellement ailleurs qu’il parle aux gens comme à des domestiques », a tonné le candidat de « la France insoumise », avant d’ajouter: « Il n’en rate pas une, il ne peut pas s’en empêcher. Il arrive dans le Pas-de-Calais et il leur dit: ‘ah bah oui, il y a le tabagisme et l’alcoolisme’. Il ne manque plus que l’inceste et comme ça le tableau serait complet! » Pierre Laurent, du PCF, a également accusé le candidat de En Marche! de « mépriser le peuple et mépriser la France ».

Posted in Uncategorized | Commentaires fermés

Ma voiture de rêve

Posted in Uncategorized | Commentaires fermés

Acheter de l’or

Alors que les estimations sur les prix de l’or insistent sur une certaine baisse, la Russie et la Chine en profitent pour acheter du métal précieux et ainsi augmenter leurs réserves. Une décision stratégique pour soutenir l’économie. La dynamique des prix de l’or a subi des changements ces derniers temps, après plusieurs mois très hauts. Comme le précise l’agence Reuters, ces prix sont actuellement en recul en raison de plusieurs facteurs et dans une certaine mesure sur fond de la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine. Le journal autrichien Die Presse indique pour sa part que la Russie vient d’effectuer son plus gros achat d’or de ces 20 dernières années. En 24 mois, les réserves d’or russes ont augmenté de presque 50 % et ont ainsi atteint 1 542 tonnes. Quant à la Chine, elle possède 1 840 tonnes d’or. Ce phénomène intéressant et important s’explique par le fait que la Russie et la Chine préfèrent miser sur un développement de long terme. Comme l’indique Die Presse, l’or est « une histoire trop longue » pour la plupart des spéculateurs, ainsi que pour beaucoup d’investisseurs. Dans le même temps, l’or représente un bon choix pour les banques centrales et les petits commanditaires. L’or est également considéré comme un métal politique. Le marché de l’or en Chine est en constante augmentation. Et la Banque populaire de Chine ne fait aucun mystère de ce fait. En Chine, l’or devrait aider à faire du yuan une devise de réserve mondialement appréciée.

Posted in actualités | Tagged , , | Commentaires fermés

Le partage de la valeur automobile

Le partage de la valeur entre constructeurs automobiles, concepteurs de logiciels, opérateurs de transport, créateurs de services et possesseurs de véhicules autonomes va se 10. Abernathy W.J., Clark K.B. et Kantrow A.M. (1983), Industrial Renaissance, Basic Books, New York. 11. Le transport routier de marchandises est un marché probable pour le véhicule autonome, compte tenu du poids important des coûts de personnel (30 % des coûts totaux). Le potentiel de ventes est toutefois plus limité : en 2014, on dénombrait en France 550 000 poids lourds contre 31,7 millions de voitures particulières. 12. Services de sécurisation des routes ou d’information sur des commerces, via la technologie de positionnement par balise (beacon) par exemple. 13. Les enjeux relatifs à la cartographie 4D de l’environnement ont été indiqués par Frédéric Kaplan (École polytechnique fédérale de Lausanne), lors de son audition trouver remis à plat. L’arrivée des concepteurs de systèmes d’exploitation, de nouveaux services urbains ou interurbains, tel Uber, et des opérateurs potentiels de flottes de véhicules autonomes, de type Autolib’, pourrait avoir des conséquences lourdes pour les constructeurs automobiles : si on en juge par les rapprochements opérés par certains grands acteurs du logiciel sur des projets de véhicules autonomes, il s’agit pour l’heure moins d’une menace directe que de partenariats. Pour mémoire, en 2014, l’industrie automobile  constructeurs, équipementiers, carrosserie  représentait en France 226 000 emplois directs, portés à 2,3 millions avec les emplois induits, soit 9 % de la population active. Le prototype Drive4U de Valeo et Safran Après un partenariat signé en septembre 2013, les deux équipementiers Safran et Valeo ont présenté fin mars 2015 un véhicule expérimental autonome, la Drive4U, sur l’esplanade des Invalides à Paris. Il s’agit d’une voiture classique (Volkswagen Passat) mais équipée de systèmes de vision à 360 degrés et d’une centrale inertielle pour se guider, respecter la signalisation et éviter les obstacles, sans aucune intervention humaine. La démonstration s’est déroulée dans un environnement de feux rouges, de véhicules à l’arrêt et en mouvement (maximum 20 km/h). La centrale inertielle a sur le GPS l’avantage de n’utiliser aucune information extérieure : elle n’est donc pas aectée par les passages souterrains, les systèmes de brouillage, et surtout, elle résiste mieux au piratage. Le Drive4U fait suite au Cruise4U présenté en janvier 2014 par Valeo, mais qui ne disposait pas de caméras périphériques ni de centrale inertielle. Le prototype Citroën C4 de PSA Début octobre 2015, une voiture autonome du groupe PSA a eectué le trajet de Paris à Bordeaux (580 km) en mode automatique, mais avec un conducteur prêt à reprendre le volant en cas de besoin. Grâce à un système complexe de radars, elle peut s’insérer dans une file, doubler, adapter sa trajectoire en fonction de la circulation, accélérer… Fin novembre, la Citroën C4 a rejoint les centres de production de Vigo et Madrid, soit un périple d’environ 600 km sur autoroute. Le groupe PSA a obtenu une autorisation pour faire rouler ses véhicules à titre expérimental sur 2 000 km de routes « ouvertes » en France. Source: Les plus belles voitures.

Posted in actualités | Tagged , , | Commentaires fermés

La mobilité et la voiture

Les fabricants d’automobiles évoquent depuis longtemps l’idée de se confronter à la technologie qui menace la fabrication et la vente de leurs voitures. À la fin des années 90, au plus fort de la bulle Internet, Jac Nasser, alors patron de Ford, avait prédit que le nouveau business model introduit par Internet permettrait à son groupe de sous-traiter l’étape ingrate de l’assemblage des véhicules et de se réinventer en « entreprise de mobilité », qui vendrait du transport sous forme de services. M.?Nasser était trop en avance. C’est aujourd’hui seulement que la plupart des grands groupes automobiles s’allient aux entreprises de tech qui offrent ce type de services. Ils sont en chemin pour devenir des “fournisseurs de mobilité”. Mais pourraient bien arriver trop tard. “La plupart des grands groupes automobiles s’allient aux entreprises de tech qui offrent ce type de services. Ils sont en chemin pour devenir des “fournisseurs de mobilité”. Mais pourraient bien arriver trop tard” Dans leur hâte de se réinventer, les fabricants traditionnels ont dernièrement jeté leur dévolu sur les applications qui permettent de trouver des voitures avec chauffeur. Ces applications mettent en contact par smartphone le client avec le chauffeur d’une voiture prêt à le transporter jusqu’à sa prochaine destination. Le 24?mai dernier, Toyota et Volkswagen ont tous deux annoncé avoir passé des accords avec ce genre d’application. La firme japonaise a un peu investi dans Uber (le montant n’a pas été révélé), le plus important acteur du secteur au niveau mondial, présent dans plus de 70 pays. VW a de son côté annoncé un investissement de 300?millions de dollars dans Gett, une appli israélienne assez populaire en Europe. Matthias Müller, le patron de Volkswagen, est beaucoup plus ambitieux. Il a annoncé que le groupe allemand a l’intention de devenir un “leader de la mobilité” d’ici à 2025. Volkswagen sera en bonne compagnie. En janvier dernier, General Motors a investi 500?millions de dollars dans Lyft, le plus grand concurrent d’Uber en Amérique, en partie pour pénétrer le marché de la location avec chauffeur, et en partie pour trouver un débouché pour les taxis à conduite autonome, les robots taxis. L’an dernier, Mark Fields, patron de Ford, oubliant peut-être les déclarations prémonitoires de son prédécesseur Jac Nasser, a déclaré qu’à partir de maintenant, le groupe deviendrait “une entreprise de mobilité”, tout en continuant à fabriquer des automobiles. Les rumeurs se multiplient autour d’un possible projet de Ford de lancer sa propre application de voiture avec chauffeur, et le véhicule qui va avec, peut-être un mini-bus à la demande. Le dernier champ de bataille est donc celui de la voiture avec chauffeur, mais les constructeurs automobiles ont le regard rivé sur d’autres façons de gagner de l’argent grâce à la mobilité. Les clients qui autrefois voulaient posséder une voiture peuvent ne plus en avoir envie, et préférer payer pour être transportés quand le besoin se présente. Les jeunes urbains tournent le dos à l’achat d’un bien coûteux qui reste la plupart du temps immobile tout en se dépréciant. Les adhésions aux “car clubs”, qui permettent aux membres de réserver un véhicule via une application pendant de brèves périodes, augmentent rapidement. ZipCar, l’acteur le plus important au niveau mondial, appartient à Avis Budget, société de location de voitures. D’autres groupes automobiles copient les applications Car2go de Daimler et Drive Now de BMW. Et Ford, par exemple, est en train de tester un service de partage de voitures en Amérique, en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Inde. Le partage de voitures et les voitures avec chauffeur pourraient à terme faire gagner de l’argent aux constructeurs. Pour les marques tournées vers le marché de la grande consommation, à marge faible, cela pourrait constituer un bonus, même si les constructeurs de voitures haut de gamme, habitués à des marges plus confortables, ne sont pas forcément d’accord sur ce point. Les fabricants ne prélèveront pas seulement un pourcentage sur la course, mais ils se bousculent pour fournir les véhicules. L’accord avec Toyota comprend en effet un plan de financement proposé aux chauffeurs d’Uber pour devenir propriétaires d’un véhicule. GM fait des offres similaires pour aider les chauffeurs travaillant pour Lyft à se lancer. Cependant, la possibilité de tirer profit de l’utilisation plutôt que de la possession d’un véhicule, dépend de deux choses. D’abord, les constructeurs doivent changer leur façon d’opérer. La maîtrise des processus complexes de fabrication d’une voiture avait tenu éloignés les nouveaux concurrents dans leur secteur. “Les fabricants ne prélèveront pas seulement un pourcentage sur la course, mais ils se bousculent pour fournir les véhicules” Mais gérer parallèlement une entreprise de services, en relation constante avec des clients, et de grandes quantités de données, est une compétence bien éloignée de l’art de dessiner un nouveau modèle de 4×4 urbain. La cascade d’investissements de ces constructeurs est autant motivée par le désir d’acquérir ces nouvelles compétences que par les perspectives de rentabilité Deuxièmement, les grandes entreprises de tech, qui sont habituées à traiter des données et à vendre du service, ne peuvent encore se projeter trop loin. Google mène le jeu dans les véhicules à conduite autonome. Il se dit qu’Apple pourrait vouloir construire sa propre voiture. Il a récemment investi dans Didi Chuxing, l’équivalent en Chine d’Uber. Une flopée de start-up travaillent sur des idées pour vendre des services en transportant les clients d’un point A à un point B.

Posted in actualités, business | Tagged , | Commentaires fermés

L’Euro et les mauvaises excuses

Au fil de nos déceptions, la monnaie unique est devenue le réceptacle de nos mauvaises humeurs, pour ne pas dire le coupable idéal responsable de tous nos malheurs : à entendre ses détracteurs, chaque année plus nombreux, une bonne dévaluation et tout irait beaucoup mieux. C’est justement ce que l’euro nous interdit de faire… Toute l’histoire économique française est faite de ces coups de pouce ingénieux qui, de la « dévaluation compétitive » (version de droite) à « l’euthanasie des rentiers » (version de gauche) satisfont sournoisement nos hommes politiques L’on y trouve le parfait résumé de nos hypocrisies et de nos lâchetés. Certes laisser glisser sa monnaie aboutirait pour un temps, bref, à « donner de l’air » à nos industries exportatrices en diminuant artificiellement le prix de nos produits, mais si elle n’était pas accompagnée immédiatement d’une cure d’austérité diminuant nos coûts structurels, il ne pourrait s’agir que de ce que la sagesse populaire appelle « un emplâtre sur une jambe de bois » pour ne pas parler de purs soins palliatifs. Les prix ne tarderaient pas à monter, les économies des épargnants à fondre, et tout serait à recommencer, déception garantie en sus. La monnaie unique a été crée, entre autres raisons, pour nous obliger à ajuster nos coûts de production face à nos concurrents de la zone euro d’abord, à ceux des économies émergentes ensuite. Il s’agissait d’une discipline sévère faisant apparaître sans appel possible toute dérive et rendant impératives les mesures de correction. Hélas ! Dans la meilleure tradition française, notre pays, loin de mettre de l’ordre dans ses superstructures administratives dont le poids répercuté grève nos produits d’une insupportable surcharge, s’est contenté du « laisser aller » habituel quand il n’a pas fait l’inverse de ce qu’il fallait faire en développant de façon irraisonnée la fonction publique territoriale et autres molochs à l’appétit illimité. Le résultat est là : les mesures nécessaires n’ont pas été prises, tout au contraire, et un long gémissement s’élève qui fait porter à l’euro le poids de tous nos maux. Mais regardons les choses en face : la responsabilité est nôtre. De plus, si nous quittions la monnaie unique pour dévaluer, le crédit de la France serait mort pour longtemps et la spirale des prix s’enclencherait aussitôt, réduisant rapidement à néant l’effet bénéfique de la dévaluation. La vérité est que nous devons attaquer le problème à sa base : pour rendre nos produits compétitifs, il faut leur restituer une structure de coûts raisonnable. Il nous faut travailler mieux avec des moyens réduits, il faut retrousser nos manches face à des concurrents qui nous regardent goguenards avec l’intention avérée de ne nous faire aucun cadeau. L’euro n’est qu’un alibi, un mauvais alibi. C’est si vrai que même les Grecs pourtant sévèrement touchés par la remise en ordre de leur économie rendue nécessaire par des dépenses publiques inconsidérées, ne veulent pas en sortir.

Posted in actualités | Tagged , , | Commentaires fermés

Voyage voyage… dans la baie

Il y a quelques temps, j’ai découvert San Francisco dans le cadre d’un voyage de groupe. Evidemment, il ne s’agissait pas d’un voyage de groupe tel qu’on les conçoit généralement : je préfèrerais me jeter dans un bain de sel (après m’être depecé pour avoir la chair à vif) que de participer à un voyage de groupe traditionnel : vous savez, le genre de voyage qu’on fait avec une meute de cinquante personnes, et où l’on suit panurgiquement le guide sans jamais pouvoir s’autoriser un écart. Le voyage pour lequel j’ai opté était un peu plus tentant que cela : il s’agissait en fait d’un voyage dans un groupe de 7 personnes (votre serviteur inclus) ; les transports s’effectuaient de manière collégiale en minibus, mais le programme était suffisamment libre pour que chacun puisse partir de son côté à tout moment. Ce qui fait qu’en fin de compte, je n’ai pas eu à lever le petit doigt pour décider de l’organisation, des déplacements, du dîner, ou des découvertes locales à faire. Toute la logistique était déjà gérée, ce qui est très agréable. Mais surtout, nous avons pu faire chaque étape à notre rythme, sans jamais être phagocyté par le groupe. Dieu m’est témoin que je peux être un vrai sauvage, quand je veux (ma femme m’appelle Vendredi, et ce n’est pas en référence à la fin de semaine). Et pourtant, à aucun moment, je n’ai été importuné par la vie de groupe. Les fois où il a fallu déjeuner ou discuter avec les autres, l’ambiance de groupe était même très détendue et j’ai bien apprécié. Pour autant, je ne dis pas non plus que tout était parfait. Il y avait notamment dans le groupe un couple de vieux particulièrement odieux qui m’a un peu fait penser à ces horribles vieux de Mulholland drive (ceux qui disparaissent dans la petite boîte bleue dont je n’ai jamais compris l’utilité). Ceux-là, j’admets que j’aurais été ravi que nous les oubliions par inadvertance sur un site ou un autre. Mais c’est en définitive la seule ombre qu’il ait pu y avoir au tableau : tout le reste était parfait. Bref, ce voyage-là ne ressemblait en rien aux voyages de groupes traditionnels, et si vous devez un jour tenter l’aventure, je vous recommande de le faire en petit comité comme je l’ai fait : c’est de loin la meilleure manière de voyager avec ses semblables. D’ailleurs, voilà l’agence qui a organisé ce voyage à San Francisco, si vous voulez vous faire votre propre opinion !

Posted in voyage | Commentaires fermés