Alcoolisme dans le Nord

En déclarant que « l’alcoolisme et le tabagisme se sont peu à peu installés dans le bassin minier » des Hauts-de-France vendredi, lors d’un déplacement à Hénin-Beaumont, Emmanuel Macron a provoqué la colère de la classe politique française. Mais les faits semblent lui donner raison. C’est la dernière sortie tapageuse d’Emmanuel Macron. En déplacement vendredi à Hénin-Beaumont, ville gouvernée par le Front national, l’ancien ministre de l’Economie a évoqué « l’alcoolisme et le tabagisme [qui] se sont peu à peu installés dans le bassin minier ». Des mots sortis de la bouche d’un ancien banquier, déjà connu pour avoir traités d’illettrés une centaine d’anciens salariés de l’abattoir de porcs Gad: la perche était trop tentante pour que les adversaires politiques de Macron ne la saisissent pas.  De tous les côtés de l’échiquier politique, les coups ont logiquement plu sur le candidat à l’élection présidentielle. Le maire FN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, a dénoncé « sa morgue de banquier parisien », alors que Florian Philippot a pour sa part évoqué un « mépris social » de l’ancien conseiller de François Hollande. A droite, Gérald Darmanin (maire Les Républicains de Tourcoing), et Nicolas Dupont-Aignan (candidat de Debout La France à la présidentielle) y sont également allés de leur commentaire, en rappelant les anciennes polémiques suscitées par les propos de Macron. A gauche, c’est Jean-Luc Mélenchon qui a mené la charge contre le natif d’Amiens. « Cet homme vit ailleurs (…) il vit tellement ailleurs qu’il parle aux gens comme à des domestiques », a tonné le candidat de « la France insoumise », avant d’ajouter: « Il n’en rate pas une, il ne peut pas s’en empêcher. Il arrive dans le Pas-de-Calais et il leur dit: ‘ah bah oui, il y a le tabagisme et l’alcoolisme’. Il ne manque plus que l’inceste et comme ça le tableau serait complet! » Pierre Laurent, du PCF, a également accusé le candidat de En Marche! de « mépriser le peuple et mépriser la France ».

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Ma voiture de rêve

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Acheter de l’or

Alors que les estimations sur les prix de l’or insistent sur une certaine baisse, la Russie et la Chine en profitent pour acheter du métal précieux et ainsi augmenter leurs réserves. Une décision stratégique pour soutenir l’économie. La dynamique des prix de l’or a subi des changements ces derniers temps, après plusieurs mois très hauts. Comme le précise l’agence Reuters, ces prix sont actuellement en recul en raison de plusieurs facteurs et dans une certaine mesure sur fond de la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine. Le journal autrichien Die Presse indique pour sa part que la Russie vient d’effectuer son plus gros achat d’or de ces 20 dernières années. En 24 mois, les réserves d’or russes ont augmenté de presque 50 % et ont ainsi atteint 1 542 tonnes. Quant à la Chine, elle possède 1 840 tonnes d’or. Ce phénomène intéressant et important s’explique par le fait que la Russie et la Chine préfèrent miser sur un développement de long terme. Comme l’indique Die Presse, l’or est « une histoire trop longue » pour la plupart des spéculateurs, ainsi que pour beaucoup d’investisseurs. Dans le même temps, l’or représente un bon choix pour les banques centrales et les petits commanditaires. L’or est également considéré comme un métal politique. Le marché de l’or en Chine est en constante augmentation. Et la Banque populaire de Chine ne fait aucun mystère de ce fait. En Chine, l’or devrait aider à faire du yuan une devise de réserve mondialement appréciée.

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Le partage de la valeur automobile

Le partage de la valeur entre constructeurs automobiles, concepteurs de logiciels, opérateurs de transport, créateurs de services et possesseurs de véhicules autonomes va se 10. Abernathy W.J., Clark K.B. et Kantrow A.M. (1983), Industrial Renaissance, Basic Books, New York. 11. Le transport routier de marchandises est un marché probable pour le véhicule autonome, compte tenu du poids important des coûts de personnel (30 % des coûts totaux). Le potentiel de ventes est toutefois plus limité : en 2014, on dénombrait en France 550 000 poids lourds contre 31,7 millions de voitures particulières. 12. Services de sécurisation des routes ou d’information sur des commerces, via la technologie de positionnement par balise (beacon) par exemple. 13. Les enjeux relatifs à la cartographie 4D de l’environnement ont été indiqués par Frédéric Kaplan (École polytechnique fédérale de Lausanne), lors de son audition trouver remis à plat. L’arrivée des concepteurs de systèmes d’exploitation, de nouveaux services urbains ou interurbains, tel Uber, et des opérateurs potentiels de flottes de véhicules autonomes, de type Autolib’, pourrait avoir des conséquences lourdes pour les constructeurs automobiles : si on en juge par les rapprochements opérés par certains grands acteurs du logiciel sur des projets de véhicules autonomes, il s’agit pour l’heure moins d’une menace directe que de partenariats. Pour mémoire, en 2014, l’industrie automobile  constructeurs, équipementiers, carrosserie  représentait en France 226 000 emplois directs, portés à 2,3 millions avec les emplois induits, soit 9 % de la population active. Le prototype Drive4U de Valeo et Safran Après un partenariat signé en septembre 2013, les deux équipementiers Safran et Valeo ont présenté fin mars 2015 un véhicule expérimental autonome, la Drive4U, sur l’esplanade des Invalides à Paris. Il s’agit d’une voiture classique (Volkswagen Passat) mais équipée de systèmes de vision à 360 degrés et d’une centrale inertielle pour se guider, respecter la signalisation et éviter les obstacles, sans aucune intervention humaine. La démonstration s’est déroulée dans un environnement de feux rouges, de véhicules à l’arrêt et en mouvement (maximum 20 km/h). La centrale inertielle a sur le GPS l’avantage de n’utiliser aucune information extérieure : elle n’est donc pas aectée par les passages souterrains, les systèmes de brouillage, et surtout, elle résiste mieux au piratage. Le Drive4U fait suite au Cruise4U présenté en janvier 2014 par Valeo, mais qui ne disposait pas de caméras périphériques ni de centrale inertielle. Le prototype Citroën C4 de PSA Début octobre 2015, une voiture autonome du groupe PSA a eectué le trajet de Paris à Bordeaux (580 km) en mode automatique, mais avec un conducteur prêt à reprendre le volant en cas de besoin. Grâce à un système complexe de radars, elle peut s’insérer dans une file, doubler, adapter sa trajectoire en fonction de la circulation, accélérer… Fin novembre, la Citroën C4 a rejoint les centres de production de Vigo et Madrid, soit un périple d’environ 600 km sur autoroute. Le groupe PSA a obtenu une autorisation pour faire rouler ses véhicules à titre expérimental sur 2 000 km de routes « ouvertes » en France. Source: Les plus belles voitures.

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La mobilité et la voiture

Les fabricants d’automobiles évoquent depuis longtemps l’idée de se confronter à la technologie qui menace la fabrication et la vente de leurs voitures. À la fin des années 90, au plus fort de la bulle Internet, Jac Nasser, alors patron de Ford, avait prédit que le nouveau business model introduit par Internet permettrait à son groupe de sous-traiter l’étape ingrate de l’assemblage des véhicules et de se réinventer en « entreprise de mobilité », qui vendrait du transport sous forme de services. M.?Nasser était trop en avance. C’est aujourd’hui seulement que la plupart des grands groupes automobiles s’allient aux entreprises de tech qui offrent ce type de services. Ils sont en chemin pour devenir des “fournisseurs de mobilité”. Mais pourraient bien arriver trop tard. “La plupart des grands groupes automobiles s’allient aux entreprises de tech qui offrent ce type de services. Ils sont en chemin pour devenir des “fournisseurs de mobilité”. Mais pourraient bien arriver trop tard” Dans leur hâte de se réinventer, les fabricants traditionnels ont dernièrement jeté leur dévolu sur les applications qui permettent de trouver des voitures avec chauffeur. Ces applications mettent en contact par smartphone le client avec le chauffeur d’une voiture prêt à le transporter jusqu’à sa prochaine destination. Le 24?mai dernier, Toyota et Volkswagen ont tous deux annoncé avoir passé des accords avec ce genre d’application. La firme japonaise a un peu investi dans Uber (le montant n’a pas été révélé), le plus important acteur du secteur au niveau mondial, présent dans plus de 70 pays. VW a de son côté annoncé un investissement de 300?millions de dollars dans Gett, une appli israélienne assez populaire en Europe. Matthias Müller, le patron de Volkswagen, est beaucoup plus ambitieux. Il a annoncé que le groupe allemand a l’intention de devenir un “leader de la mobilité” d’ici à 2025. Volkswagen sera en bonne compagnie. En janvier dernier, General Motors a investi 500?millions de dollars dans Lyft, le plus grand concurrent d’Uber en Amérique, en partie pour pénétrer le marché de la location avec chauffeur, et en partie pour trouver un débouché pour les taxis à conduite autonome, les robots taxis. L’an dernier, Mark Fields, patron de Ford, oubliant peut-être les déclarations prémonitoires de son prédécesseur Jac Nasser, a déclaré qu’à partir de maintenant, le groupe deviendrait “une entreprise de mobilité”, tout en continuant à fabriquer des automobiles. Les rumeurs se multiplient autour d’un possible projet de Ford de lancer sa propre application de voiture avec chauffeur, et le véhicule qui va avec, peut-être un mini-bus à la demande. Le dernier champ de bataille est donc celui de la voiture avec chauffeur, mais les constructeurs automobiles ont le regard rivé sur d’autres façons de gagner de l’argent grâce à la mobilité. Les clients qui autrefois voulaient posséder une voiture peuvent ne plus en avoir envie, et préférer payer pour être transportés quand le besoin se présente. Les jeunes urbains tournent le dos à l’achat d’un bien coûteux qui reste la plupart du temps immobile tout en se dépréciant. Les adhésions aux “car clubs”, qui permettent aux membres de réserver un véhicule via une application pendant de brèves périodes, augmentent rapidement. ZipCar, l’acteur le plus important au niveau mondial, appartient à Avis Budget, société de location de voitures. D’autres groupes automobiles copient les applications Car2go de Daimler et Drive Now de BMW. Et Ford, par exemple, est en train de tester un service de partage de voitures en Amérique, en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Inde. Le partage de voitures et les voitures avec chauffeur pourraient à terme faire gagner de l’argent aux constructeurs. Pour les marques tournées vers le marché de la grande consommation, à marge faible, cela pourrait constituer un bonus, même si les constructeurs de voitures haut de gamme, habitués à des marges plus confortables, ne sont pas forcément d’accord sur ce point. Les fabricants ne prélèveront pas seulement un pourcentage sur la course, mais ils se bousculent pour fournir les véhicules. L’accord avec Toyota comprend en effet un plan de financement proposé aux chauffeurs d’Uber pour devenir propriétaires d’un véhicule. GM fait des offres similaires pour aider les chauffeurs travaillant pour Lyft à se lancer. Cependant, la possibilité de tirer profit de l’utilisation plutôt que de la possession d’un véhicule, dépend de deux choses. D’abord, les constructeurs doivent changer leur façon d’opérer. La maîtrise des processus complexes de fabrication d’une voiture avait tenu éloignés les nouveaux concurrents dans leur secteur. “Les fabricants ne prélèveront pas seulement un pourcentage sur la course, mais ils se bousculent pour fournir les véhicules” Mais gérer parallèlement une entreprise de services, en relation constante avec des clients, et de grandes quantités de données, est une compétence bien éloignée de l’art de dessiner un nouveau modèle de 4×4 urbain. La cascade d’investissements de ces constructeurs est autant motivée par le désir d’acquérir ces nouvelles compétences que par les perspectives de rentabilité Deuxièmement, les grandes entreprises de tech, qui sont habituées à traiter des données et à vendre du service, ne peuvent encore se projeter trop loin. Google mène le jeu dans les véhicules à conduite autonome. Il se dit qu’Apple pourrait vouloir construire sa propre voiture. Il a récemment investi dans Didi Chuxing, l’équivalent en Chine d’Uber. Une flopée de start-up travaillent sur des idées pour vendre des services en transportant les clients d’un point A à un point B.

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L’Euro et les mauvaises excuses

Au fil de nos déceptions, la monnaie unique est devenue le réceptacle de nos mauvaises humeurs, pour ne pas dire le coupable idéal responsable de tous nos malheurs : à entendre ses détracteurs, chaque année plus nombreux, une bonne dévaluation et tout irait beaucoup mieux. C’est justement ce que l’euro nous interdit de faire… Toute l’histoire économique française est faite de ces coups de pouce ingénieux qui, de la « dévaluation compétitive » (version de droite) à « l’euthanasie des rentiers » (version de gauche) satisfont sournoisement nos hommes politiques L’on y trouve le parfait résumé de nos hypocrisies et de nos lâchetés. Certes laisser glisser sa monnaie aboutirait pour un temps, bref, à « donner de l’air » à nos industries exportatrices en diminuant artificiellement le prix de nos produits, mais si elle n’était pas accompagnée immédiatement d’une cure d’austérité diminuant nos coûts structurels, il ne pourrait s’agir que de ce que la sagesse populaire appelle « un emplâtre sur une jambe de bois » pour ne pas parler de purs soins palliatifs. Les prix ne tarderaient pas à monter, les économies des épargnants à fondre, et tout serait à recommencer, déception garantie en sus. La monnaie unique a été crée, entre autres raisons, pour nous obliger à ajuster nos coûts de production face à nos concurrents de la zone euro d’abord, à ceux des économies émergentes ensuite. Il s’agissait d’une discipline sévère faisant apparaître sans appel possible toute dérive et rendant impératives les mesures de correction. Hélas ! Dans la meilleure tradition française, notre pays, loin de mettre de l’ordre dans ses superstructures administratives dont le poids répercuté grève nos produits d’une insupportable surcharge, s’est contenté du « laisser aller » habituel quand il n’a pas fait l’inverse de ce qu’il fallait faire en développant de façon irraisonnée la fonction publique territoriale et autres molochs à l’appétit illimité. Le résultat est là : les mesures nécessaires n’ont pas été prises, tout au contraire, et un long gémissement s’élève qui fait porter à l’euro le poids de tous nos maux. Mais regardons les choses en face : la responsabilité est nôtre. De plus, si nous quittions la monnaie unique pour dévaluer, le crédit de la France serait mort pour longtemps et la spirale des prix s’enclencherait aussitôt, réduisant rapidement à néant l’effet bénéfique de la dévaluation. La vérité est que nous devons attaquer le problème à sa base : pour rendre nos produits compétitifs, il faut leur restituer une structure de coûts raisonnable. Il nous faut travailler mieux avec des moyens réduits, il faut retrousser nos manches face à des concurrents qui nous regardent goguenards avec l’intention avérée de ne nous faire aucun cadeau. L’euro n’est qu’un alibi, un mauvais alibi. C’est si vrai que même les Grecs pourtant sévèrement touchés par la remise en ordre de leur économie rendue nécessaire par des dépenses publiques inconsidérées, ne veulent pas en sortir.

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Voyage voyage… dans la baie

Il y a quelques temps, j’ai découvert San Francisco dans le cadre d’un voyage de groupe. Evidemment, il ne s’agissait pas d’un voyage de groupe tel qu’on les conçoit généralement : je préfèrerais me jeter dans un bain de sel (après m’être depecé pour avoir la chair à vif) que de participer à un voyage de groupe traditionnel : vous savez, le genre de voyage qu’on fait avec une meute de cinquante personnes, et où l’on suit panurgiquement le guide sans jamais pouvoir s’autoriser un écart. Le voyage pour lequel j’ai opté était un peu plus tentant que cela : il s’agissait en fait d’un voyage dans un groupe de 7 personnes (votre serviteur inclus) ; les transports s’effectuaient de manière collégiale en minibus, mais le programme était suffisamment libre pour que chacun puisse partir de son côté à tout moment. Ce qui fait qu’en fin de compte, je n’ai pas eu à lever le petit doigt pour décider de l’organisation, des déplacements, du dîner, ou des découvertes locales à faire. Toute la logistique était déjà gérée, ce qui est très agréable. Mais surtout, nous avons pu faire chaque étape à notre rythme, sans jamais être phagocyté par le groupe. Dieu m’est témoin que je peux être un vrai sauvage, quand je veux (ma femme m’appelle Vendredi, et ce n’est pas en référence à la fin de semaine). Et pourtant, à aucun moment, je n’ai été importuné par la vie de groupe. Les fois où il a fallu déjeuner ou discuter avec les autres, l’ambiance de groupe était même très détendue et j’ai bien apprécié. Pour autant, je ne dis pas non plus que tout était parfait. Il y avait notamment dans le groupe un couple de vieux particulièrement odieux qui m’a un peu fait penser à ces horribles vieux de Mulholland drive (ceux qui disparaissent dans la petite boîte bleue dont je n’ai jamais compris l’utilité). Ceux-là, j’admets que j’aurais été ravi que nous les oubliions par inadvertance sur un site ou un autre. Mais c’est en définitive la seule ombre qu’il ait pu y avoir au tableau : tout le reste était parfait. Bref, ce voyage-là ne ressemblait en rien aux voyages de groupes traditionnels, et si vous devez un jour tenter l’aventure, je vous recommande de le faire en petit comité comme je l’ai fait : c’est de loin la meilleure manière de voyager avec ses semblables. D’ailleurs, voilà l’agence qui a organisé ce voyage à San Francisco, si vous voulez vous faire votre propre opinion !

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La fin des illusions

Au premier tour, 60% des électeurs ont fait barrage à la gauche. Il ne dépend que d’eux qu’il résiste au second. Abandon par K.-O. debout. Au nord, à l’est, au sud, le Parti socialiste s’est retiré dès le premier round. Il paraît que c’est une attitude digne, républicaine et courageuse ! Courage, fuyons ! Et le premier ministre se présente, lundi soir, à TF1, visage crispé, pour affirmer sèchement : « Je ne suis pas venu ici pour m’excuser ! » Il n’était donc pas devant les écrans de télévision, la veille, quand tombaient les résultats de ce premier tour des régionales. Il ne savait pas que, d’entrée de jeu, Marine Le Pen et ses candidats étaient en tête dans six régions, avec de 30 à plus de 40 % des voix, qu’ils faisaient 28 % des voix sur l’ensemble du territoire, devant la droite, la gauche et l’extrême gauche. Mais non, se rassurait quelques jours auparavant Cambadélis, le patron du PS, “les sondages surévaluaient” le Front national… Était-ce donc une surprise pour l’exécutif et la gauche en général ? S’étaient-ils à ce point bouché les oreilles et fermé les yeux ? C’était pourtant historique. Le Nord et les Bouches-du-Rhône furent le siège des deux fédérations les plus nombreuses et les plus influentes du Parti socialiste ; elles faisaient et défaisaient les congrès et les gouvernements. Quand François Mitterrand arriva au pouvoir, il recruta dans le Nord son premier ministre (Pierre Mauroy) et dans les Bouches-du-Rhône son ministre de l’Intérieur (Gaston Defferre) : le parti était tenu. Au premier tour de la présidentielle de 2012, Hollande recueillait 383 000 voix dans le Nord ; son parti n’en a sauvé que 179 000 le 6 décembre : 200 000 de chute en trois ans et demi ! Idem dans le Pas-de-Calais, en Provence, en Alsace-Lorraine… La gauche a donc abandonné la partie pour laisser la droite seule “faire barrage” au Front national. Alors ? « J’entends », dit le premier ministre. Mais qu’entend-il ? Les derniers records du chômage alors que “la reprise était là” ? les derniers chiffres de la délinquance quand, au ministère de l’Intérieur, on disait qu’elle baissait ? les derniers quotas de migrants que l’on a dispersés dans les banlieues des métropoles et les villages de campagne ? les résultats des 2 000 perquisitions effectuées depuis l’état d’urgence qui ont permis de découvrir des centaines d’armes, ce qui en dit long sur ce que l’on fait depuis le 13 novembre mais que l’on ne faisait pas auparavant ? … « Je ne suis pas venu ici pour m’excuser »… Mais, depuis qu’il est à Matignon, Manuel Valls a subi trois scrutins, tous de portée nationale : les européennes (mai 2014), les départementales (mars 2015) et maintenant les régionales. Marine Le Pen devançait déjà tout le monde aux européennes, avec 4,7 millions de voix (24,9 % des exprimés) ; au premier tour des départementales, elle atteignait les 5,1 millions (25,2). Cette fois, c’est 6 millions ! En dix-huit mois, 30 % de voix en plus pour le Front national. “Et vous n’avez pas bien compris ? ”, demande l’électeur à Valls et Hollande, qui continuent de lui répondre par un déluge de grands mots creux (“ma vision”, “mes valeurs”, etc.) en croyant que cela peut remplacer le résultat de l’action. Alors ces électeurs tapent chaque fois un peu plus fort… En colère ? Ils le sont, mais chez eux la détermination l’emporte désormais sur la colère, on les a trop considérés comme de pauvres idiots, demeurés, trop bêtes pour comprendre les “véritables enjeux”… C’est pourtant simple : ils veulent défendre leur quartier avant de sauver la planète, y vivre en paix, y défendre leur mode de vie, y trouver du travail et une bonne école pour leurs enfants, sans avoir peur de la rue ni des kalachnikovs dissimulées dans les caves. Le Front national a donc 6 millions de voix. Et la droite ? 5,8 millions, sans compter les 827 000 voix de Debout la France laissées sans consigne. Cela fait 7 millions d’électeurs et d’électrices d’un côté, et 6 millions de l’autre qui viennent de rejeter la politique de la gauche au pouvoir : 60 % de l’électorat ! Sauf que cette addition est impossible : au second tour, seule la gauche se rassemble (après s’être divisée, mais apparemment c’était pour rire) ; en face, en revanche, le système est ainsi fait que droite et Front national doivent se battre entre eux, avant de défaire la gauche. Or, la même gauche qui s’est sabordée dans trois régions est bien décidée à défendre sa peau dans les dix autres. Elle a 40 % des voix. L’opposition, ce n’est plus 60 % mais deux fois 30 % : dans une triangulaire, celui qui arrive en tête emporte la mise. Qui peut amplifier au second tour l’électrochoc du premier ? L’électeur de l’un des deux blocs antagonistes en se portant sur le meilleur. L’électeur est un calculateur. S’il s’agit vraiment de battre la gauche, il le peut, comme aux départementales. Le sort des régionales est entre ses mains. Et sans doute celui de 2017 aussi.

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Les autres urgences de la France

Si Hollande met autant de soin à peaufiner son nouvel état d’urgence, c’est parce qu’il lui permet de cacher ses échecs en matière d’emploi, de fiscalité et de croissance. C’est le 23 décembre prochain, juste avant la trêve des confiseurs, que l’on connaîtra enfin le contenu du projet de loi constitutionnelle destiné à réformer la notion d’état d’urgence. D’une part, François Hollande souhaite faire passer de trois à six mois — il a même été question d’un an avant que cette idée saugrenue soit abandonnée — la durée pendant laquelle peut s’exercer ce régime d’exception. D’autre part, le chef de l’État, fort d’une popularité qui a renoué avec les sommets en raison du traumatisme créé par les attentats du 13 novembre, veut renforcer de manière considérable les pouvoirs de la police hors contrôle judiciaire. La police pourra procéder à la saisie de tout document, y compris dans les locaux d’un journal, sans contrôle du procureur. Toutes les écoutes téléphoniques pourront être mises en oeuvre sans autorisation judiciaire. La censure de la presse a même été sérieusement évoquée, notamment à Matignon, avant d’être mise de côté. Bref, au moment où François Hollande s’apprête à célébrer avec faste les 20 ans de la mort de François Mitterrand et le 100e anniversaire de sa naissance, il instaure un régime d’exception pire que ce que l’ancien président avait dénoncé à propos de la Ve République en publiant le Coup d’État permanent. Le problème de cet état d’urgence à la puissance 10, c’est qu’il ne garantit en rien contre de nouveaux attentats sur le sol français, tant les cellules dormantes sont nombreuses, tant les territoires perdus de la République sont gangrenés par le prosélytisme salafiste et tant nos services de renseignements ont perdu tout contact et toute indication pouvant les mener aux éléments les plus dangereux de la cinquième colonne de l’islamisme radical. Mais pour François Hollande, ce n’est pas la priorité. Cette agitation “judiciaro-militaro-policière” le replace au centre du jeu. Le revoilà chef de la sécurité intérieure sur le territoire et chef des armées au moment où celles-ci ont enfin reçu l’ordre d’aller frapper Dae’ch au coeur. Surtout, cet état d’urgence permet de faire passer au second plan toutes les préoccupations ordinaires des Français. Notamment l’emploi, au moment où notre taux de chômage vient de battre un record toutes catégories depuis 1997. Et cela, alors que nos principaux partenaires renouent avec le plein emploi. Mais aussi les impôts, qui continuent de progresser en dépit des discours lénifiants de Michel Sapin. L’OCDE a ainsi révélé, jeudi dernier, que la France est le deuxième pays affichant le taux de prélèvements obligatoires le plus élevé, à 45,2 % en 2014, après le Danemark. À titre de comparaison, ce taux est de 11 points inférieur pour la moyenne des 34 pays de l’OCDE. Ce qui en dit long sur l’ampleur de l’assommoir fiscal qui a frappé 90 % des Français au cours des trois dernières années, et notamment l’ensemble de la classe moyenne. Si François Hollande et Manuel Valls consacrent autant d’énergie à peaufiner ce nouvel état d’urgence, c’est qu’il a pour eux le gros avantage de cacher des tas d’urgences qu’ils auraient dû gérer pour améliorer l’avenir de notre pays. Plutôt que de baisser les charges sur le travail, assouplir le marché de l’emploi, mettre au carré les comptes publics, combler le trou de la Sécurité sociale et baisser les dépenses publiques, il est tellement plus facile de faire larguer des bombes dans le désert et de pratiquer l’art de la gesticulation policière. Mais n’est pas de Gaulle qui veut. Et le cynisme de François Hollande et de sa clique est tel qu’il faut s’attendre à tous les excès de leur part. Comme le disait lord Acton : « Si le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument. »

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J’ai testé le pilotage d’avion

S’il y a bien un cadeau que je ne m’attendais pas à recevoir à Noël, c’est bien celui-là : une initiation au pilotage d’avion ! Le cadeau original d’un couple d’amis que je me suis évidemment empressé d’utiliser : deux jours après, j’ai appelé l’aéroclub pour réserver une date ! Et c’est ainsi que, la semaine dernière, je suis allé à Rennes avec mes amis pour tenter l’aventure. Nous avons été accueilllis par Jean-Marc, un pilote professionnel. Après qu’il nous ait donné un petit court théorique, nous avons rejoint l’appareil et j’ai pris place aux commandes. L’appareil était un quatre places, ce qui fait que mes amis ont pu m’accompagner en tant que passagers. Je pensais que mon instructeur allait se charger du décollage et de l’atterrissage, les deux phases les plus délicates. Mais en fait, voyant que je n’étais pas stressé, il a décidé de me laisser faire. Ce n’était pas du suicide, à proprement parler : l’avion était un appareil d’auto-école, et toutes les commandes étaient donc doublées. Jean-Marc pouvait ainsi réparer mes erreurs très facilement. Mais il n’a pas eu besoin d’intervenir. Car le décollage est assez facile, en fait. Il suffit d’atteindre la bonne vitesse, de tirer doucement sur le manche, et c’est fini. Et une fois en l’air, ça devient encore plus facile. Les petits appareils sont en effet très maniables et réactifs. Cela dit, ça demande tout de même pas mal de concentration. Si l’appareil est maniable, son faible poids fait que la moindre bourrasque suffit à le faire dévier de sa trajectoire. Il faut donc compenser en permanence avec le manche. Mais bon, ce n’est pas bien compliqué. Le seul moment un peu délicat, au final, ça a été l’atterrissage. Là, Jean-Marc a dû intervenir pour corriger ma trajectoire. Mais à part ça, j’ai vraiment été autonome du début à la fin. Au final, j’ai bien apprécié cette petite initiation au pilotage d’avion. Et au-dessus de Rennes, la vue est en plus magnifique. Enfin, c’est ce que m’ont dit mes amis. En ce qui me concerne, j’étais totalement focalisé sur le fait de maintenir l’assiette de l’appareil, et je n’ai presque pas jeté de coup d’oeil au paysage de tout le vol ! Si vous souhaitez en savoir plus, je vous laisse le lien vers le prestataire de cette initiation au pilotage d’avion à Rennes.

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