Comme un VIP

On pense à tort que le luxe est nécessairement une bonne chose pour le moral. Mais j’ai récemment eu la preuve que ce n’était pas forcément le cas. La semaine dernière, en effet, ma femme et moi avons logé pendant quelques jours dans un fabuleux hôtel, sans doute l’un des plus beaux hôtels de. Un cinq étoiles avec tout le luxe qui va avec. Au programme, nous avons donc eu droit à une villa privée, avec douche king size, écran géant, vue sublime, etc. Bref, autant vous dire qu’on était bien. A partir de la terrasse de notre chambre, nous pouvions carrément plonger dans les eaux turquoise. Le luxe dans toute sa splendeur, en somme. Si vous n’avez jamais eu l’occasion de goûter au luxe, je peux vous dire ceci : on s’y habitue vite, au fait de se faire servir. :) Seulement, et c’est là tout le problème, il faut bien revenir un jour. Après ce séjour de rêve, l’on a donc retrouvé notre quotidien. Home, sweet home. Enfin, à condition de le dire vite. Nous avons donc retrouvé ce qui fait notre quotidien. Les repas au micro-ondes ; les poubelles à sortir ; toutes les menues réparations qu’exige toujours une maison. Bref, je peux vous dire que autant l’escapade s’est avérée enchanteresse, autant le retour nous a fait un drôle d’effet. Le comble dans cette histoire, c’est qu’avant de partir, nous étions parfaitement heureux de ce que nous avions. Et que, depuis notre retour, nous sommes frustrés. Du coup, je me demande si vivre une vie de millionnaire pendant quelques jours n’est pas pire que mieux, au final. C’est un peu comme montrer à un enfant un paquet de bonbons, bien le tenter puis lui dire : « Tu vois ça ? Tu n’en auras pas. Ce n’est pas pour les petits garçons ». Mais ma femme est insensible à l’argument ; elle est déjà en train de consulter les annonces pour notre prochain voyage. Je la soupçonne même de vouloir retourner à ce même hôtel. Et le pire, c’est que ça me tente aussi un peu. C’était sans doute l’un des plus beaux hôtels des USA, mais je ne saurais dire si y retourner est un acte hédoniste ou masochiste… je vous recommande la lecture du blog des plus beaux hôtels du monde pour rêver un peu.

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La machine de convergences

L’Europe a toujours été synonyme de convergence vers des niveaux de vie plus élevés. Dans le passé, cette convergence avait lieu presque automatiquement, grâce au marché intérieur et au soutien des fonds de l’UE, à tel point que la Banque mondiale avait surnommé l’UE «la machine de convergence». Ces dernières années, la convergence s’est cependant ralentie considérablement, voire arrêtée, les pays les plus performants progressant plus rapidement. À quoi cela est-il dû, et en quoi est-ce un problème? Les avantages de la convergence sont multiples. Elle renforce la cohésion et la stabilité de nos sociétés et de notre Union. Lorsque les conditions de vie et de travail convergent, les citoyens peuvent faire le choix positif d’aller s’installer dans un autre pays plutôt que d’y être contraints par nécessité économique. Si la convergence des performances économiques au fil du temps s’accompagne d’une convergence des conditions sociales, les craintes liées au «dumping social» s’apaisent et le soutien au marché unique s’accroît. Il faut toutefois que cette convergence s’effectue sur une période raisonnablement longue, afin de laisser aux États, aux citoyens et aux entreprises le temps de s’adapter. Les indicateurs économiques liés au niveau de vie font apparaître un tableau contrasté de l’Europe. Et encore, même les moyennes nationales ne rendent pas pleinement compte de la situation, car elles cachent des disparités encore plus grandes au sein même des États membres, avec des poches de richesse relative dans les pays moins prospères, et vice versa. En général, les capitales s’en tirent nettement mieux que les autres régions. Par exemple, Bratislava et Prague sont désormais respectivement les cinquième et sixième régions les plus riches de l’UE si l’on considère le produit intérieur brut (PIB) par habitant.

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Le problème des cyberévènements

Dans un grand nombre d’organisations, les capacités d’analyse des menaces sont éclatées entre plusieurs fonctions, sites physiques et systèmes. Pour remédier à cela, vous devez disposer d’une fonction d’analyse des menaces, puissante et centralisée, et d’une possibilité de réponse efficace et coordonnée, là encore de façon centralisée. D’après notre expérience, les fonctions de cybersécurité et de gouvernance des données des entreprises doivent inclure une combinaison de ces trois groupes et être organisées pour mener à bien ces tâches et responsabilités. En adoptant une telle structure, vous pourrez bénéficier au mieux des technologies les plus récentes en matière de cybersécurité. Pour cela, vous devrez également vous renseigner auprès des techniciens sur toutes les possibilités existantes, qu’elles soient nouvelles, en cours de maturation ou de développement. Le programme de lutte contre les cyber- risques et les risques relatifs aux données doit permettre d’identifier les ressources métiers les plus stratégiques et de connaître à tout moment leur emplacement ainsi que les personnes autorisées à y accéder. Ces ressources regroupent les informations et processus qui, s’ils étaient subtilisés, endommagés ou utilisés à des fins malveillantes, pourraient causer d’importantes difficultés à votre entreprise et altérer la réputation de sa direction en termes de prudence et de fiabilité. Il s’agit, par exemple, des secrets commerciaux, des stratégies de marché, des algorithmes de négociation, des méthodes de conception de produits, des nouveaux plans marketing, les données relatives au marché ou aux clients ou bien d’autres processus métiers vitaux. Ces ressources stratégiques sont importantes à bien des niveaux. Elles sont de la responsabilité des dirigeants, à l’instar du directeur financier vis-à-vis du résultat financier de l’entreprise (et il est donc vital d’identifier clairement les personnes responsables de chacune des ressources stratégiques). Votre équipe de gouvernance, qui s’appuie sur un niveau approprié de connaissances, d’expertise et d’implication à tous les niveaux de l’organisation, a en charge de répondre aux cyberévénements. Pour cela, elle doit anticiper ces événements pour éviter toute catastrophe. A lire en détail sur le site de l’Agence SEO Lille.

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Les colonies de vacances pour séniors

Une comédie française qui s’empare du thème de la «colo». Original? Non pas vraiment. Mais alors, pourquoi ne remplacerait-on pas les gamins insupportables, dont l’unique but est de faire vivre aux animateurs un cauchemar éveillé, par des … vieux? Le scénario deviendrait-il alors plus cocasse? Non plus. Sales Gosses, du réalisateur Frédéric Quiring, est une sorte de remake de Nos Jours Heureux. Le charme et l’humour en moins. Alex (Thomas Solivérès), un jeune étudiant aux cheveux longs mal coiffés («Plumeau» dans Intouchables pour les connaisseurs) et au regard vide, a raté son année de médecine. Son père décide alors de le sanctionner: interdiction pour lui de partir en vacances avec ses «potes» et de «pécho» Yasmine. Au lieu de cela, il devra travailler en tant que moniteur dans une colonie de vacances, en Bretagne. En raison d’une erreur d’inscription, il se retrouve à la tête d’un groupe de seniors, les «Suricates». Voilà, c’est le scénario… Commence alors le pénible baby-sitting de représentants du quatrième âge qui n’ont qu’une envie, s’amuser. Oubliés les parties de petits chevaux, les châteaux de sable et les après-midi bronzette sur la plage… Non, ces vieux-là, ils veulent boire, fumer de l’herbe et faire le mur. Eh oui, ils veulent parler «djeun» eux aussi. Le dialogue, déjà peu flamboyant, devient résolument vulgaire: «Wesh», «t’es un bolosse», «p’tite bite». La comédie, on la cherche, on l’attend désespérément. Dès les premières minutes, les blagues lourdingues se succèdent. Sophie, la directrice du club des seniors, rappelle au jeune Alex qu’ici on ne dit pas: “on est à la colo”… car c’est faire référence à la «coloscopie». Hilarant, n’est-ce pas? Les personnages sont, quant à eux, si peu attachants qu’il est quasiment impossible de retenir leurs prénoms. Ce n’est d’ailleurs qu’à la moitié du film que nous nous souvenons qu’ils en ont un. Mener en bourrique le moniteur, on s’y attendait. Mais de là à en faire la trame principale de l’histoire… C’est répétitif. Alex se fait piéger par les vieux, Alex se fait remonter les bretelles par sa patronne, sous les rires étouffés de ses malfaiteurs qui s’excusent une fois Alex en colère. Et ainsi de suite. Sans véritable fil conducteur, le scénario flotte. Le réalisateur tente d’exploiter le filon du conflit des générations. Alex se dispute avec François, une grande gueule d’une humeur invariablement ronchonne, qui l’accuse de faire partie d’une dynastie de bons à rien, pourris et gâtés. Pour se défendre, le jeune moniteur argue: «Vous avez eu les Trente Glorieuses. Nous, on a le chômage, le réchauffement climatique, cinq ans de sarkozysme et Hollande!». Soit. Morale de l’histoire, les personnes âgées, lassées de leur petite vie de retraités, veulent «se marrer et faire la fête». Ils s’obstinent à trouver une boîte de préservatifs pour la vider en deux jours ou encore, cerise sur ce mauvais gâteau, ils dessinent «une petite bite» sur le visage de leur camarade, ivre morte. Sans commentaire… Cette comédie triste se veut quand même morale: Alex n’avait qu’une envie, c’était de rejoindre ses amis, en vacances, non loin de là. Mais ses vrais amis, ce sont eux, ces seniors dont il s’est occupé avec tant de patience et qui lui rappellent, ô sages qu’ils sont, quelles que soient les péripéties rencontrées, «la vie continue». Les jolies colonies de vacances de Pierre Perret sont décidément d’un autre temps.

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La grossophobie

Alors que M6 prépare un documentaire sur l’obésité, le collectif Gras Politique craint un programme sensationnaliste, loin des enjeux de cette maladie. Après La Rue des Allocs, docu sur la pauvreté en France, M6 prépare une série documentaire sur l’obésité. Diffusé sur M6, le programme présenté par Karine Le Marchand et Cristina Cordula, sera consacrée à la « chirurgie de l’obésité ». « Le groupe hospitalier Paris Saint Joseph en collaboration avec M6 et Karine Le Marchand propose de vous accompagner dans cette transformation, tant physique que psychologique », indique l’appel à témoignage lancé par la production.  De quoi provoquer la stupeur du collectif de lutte contre la grossophobie systémique, Gras Politique, qui a lancé une pétition pour interdire l’émission sur le site Change.org.   Daria Marx, qui en est la co-fondatrice, déplore le côté « divertissement » que s’apprête à donner M6 à une maladie grave. « Mettre l’obésité sur le plan de l’apparence, c’est nier la réalité de la maladie, indique-t-elle à L’Express. Les opérations telles que le by-pass ou la sleeve gastrectomie sont des opérations impactantes, qui peuvent bien fonctionner, ou peuvent être catastrophiques. »  L’émission n’étant qu’au stade du projet, Daria Marx se base sur les précédents essais de la chaîne en matière de documentaires. « M6 a tendance à acheter des formats américains qui font dans le divertissement. Cette chaîne n’est d’ailleurs pas connue pour ses documentaires de haute volée », ironise-t-elle. Rue des Allocs avait effectivement rencontré de nombreuses critiques à sa sortie, en août dernier. « S’il s’agissait d’une initiative de France 5, cela aurait été différent », explique-t-elle.   Car Gras Politique craint, finalement, queKarine Le Marchand -aussi productrice du programme- et Cristina Cordula calquent le format L’amour est dans le pré sur une maladie chronique grave. « Ca ne doit pas être traité de cette façon. Il faut se souvenir que ces opérations engagent la vie de patients », ajoute Daria Marx.  Autre problème soulevé par l’émission en préparation? « On va présenter un service médical ‘propre’, respectueux. Sauf que la prise en charge des personnes obèses est compliquée. Il y a une véritable grossophobie médicale, que ce soit dans les équipements qui ne sont pas adaptés ou dans les relations humaines. Ce problème de prise en charge globale, M6 n’en parlera sans doute pas », regrette Daria Marx.  Faut-il pour autant bannir le traitement de l’obésité à la télé? « Evidemment non, il est possible de parler des gros en restant respectueux. Je pense à des programmes pédagogiques comme Supersize vs Superskinny, en Angleterre, où des personnes maigres rencontrent des personnes grosses. Le spectateur comprend que les troubles alimentaires peuvent toucher tout le monde », souligne Daria Marx.

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C’est bon le vin

Il y a plusieurs manières de profiter du vin. On peut simplement lever le coude jusqu’à rouler sous la table. Ou on peut le déguster lentement, l’analyser en détails, en apprécier les mille et une subtilités visuelles et gustatives. Ce que j’ai toujours voulu faire sans jamais y arriver. Cependant, mercredi dernier, un cours d’oenologie à Rennes m’a permis d’en apprendre plus sur le sujet. Evidemment, je ne suis pas devenu un maître sommelier dans le domaine en l’espace de deux heures, mais je suis tout de même moins godiche qu’avant. Durant cet atelier, j’ai découvert un millier de choses captivantes sur le sujet ; j’ai appris comment le vin est mis en bouteille, ainsi que les différentes « textures » qu’il peut prendre. Et je vous garantis que l’oenologie relève de l’art, dès lors qu’on découvre ses arcanes secrètes ! C’est amusant, à bien y réfléchir. Si mon épouse ne m’avait pas offert ce cours, je ne l’aurais peut-être jamais tenté. Bêtement, j’étais convaincu que ces cours regorgeaient de vieux croûtons complaisants parlant un langage incompréhensible interdit au profane. Mea culpa, mea maxima culpa. Au final, tous les participants étaient bien sympathiques et souhaitaient seulement en apprendre davantage sur le vin. En fait, je suis content que ma femme me force un peu la main, de temps à autre. Je ne compte plus la flopée d’activités que j’ai été amené à réaliser juste pour qu’elle me lâche la grappe. :) Et à chaque fois, je suis enchanté de m’être lancé. C’est entre autres de cette manière que je me suis mis à la voile. J’imagine que c’est ce qui fait toute la beauté du couple, en fait : on n’est pas que soi-même. L’autre nous aide à nous améliorer constamment. Quoi qu’il en soit, si vous désirez tout savoir sur le vin, je vous conseille de tenter ce cours d’oenologie à Rennes. D’ailleurs, je vous mets en lien le site où ma femme a déniché cette expérience. Sait-on jamais. Vous pourriez vous découvrir une âme de sommelier.

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Mourrir sur l’Everest

Min Bahadur Sherchan était un ancien soldat Gurkha de l’armée britannique. Il avait décroché le record du monde de grimpeur de l’Everest le plus âgé en 2008. Il tentait de récupérer son titre de grimpeur le plus âgé à conquérir l’Everest. Un Népalais de 85 ans est décédé ce samedi dans un camp de base de la montagne. La mort de Min Bahadur Sherchan a été annoncée par Gyanendra Shrestha, responsable au ministère du tourisme, qui n’en a pas donné les causes. Cet ancien soldat Gurkha de l’armée britannique était sur le point de récupérer son titre repris par un autre octogénaire, l’alpiniste japonais Yuichiro Miura, en 2013. L’ex-Gurkha avait décroché le record du monde de grimpeur le plus âgé en 2008, alors qu’il avait 76 ans. Le Japonais Yuichiro Miura, alors âgé de 80 ans, l’avait détrôné cinq ans plus tard sur ce sommet de 8 848 mètres. « Ce n’est pas une compétition personnelle » « Mon but n’est pas de briser le record de quiconque, ce n’est pas une compétition personnelle entre individus. Je souhaite seulement battre ma propre performance », assurait ce grand-père népalais en février avant de reprendre son ascension. Le décès de Gyanendra Shresthaest le second à intervenir ce printemps. En avril, l’alpiniste suisse Ueli Steck, connu pour avoir dompté les sommets les plus vertigineux de la planète, était accidentellement décédé. Environ 750 personnes devraient tenter d’atteindre le sommet du Mont Everest à partir de la fin mai, haute saison pour les alpinistes. Avant de s’attaquer au sommet, les candidats à l’Everest font des allers-retours entre les différents camps pendant plusieurs semaines afin d’habituer leur organisme aux conditions extrêmes de la très haute altitude.

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Une manifestation contre les «violences policières»

Alors que le rassemblement se tenait dans le calme, des échauffourées ont éclaté en fin d’après-midi entre des manifestants cagoulés et les forces de l’ordre. Plusieurs milliers de personnes manifestaient à Paris ce dimanche après-midi contre les «violences policières» à l’appel de plusieurs organisations, quelques semaines après l’«affaire Théo» qui avait entraîné des violences urbaines en banlieue parisienne. Derrière une banderole «Justice et dignité, stop à l’impunité policière» flanqué des portraits dessinés de 13 personnes présentées comme victimes de la violence policière, entre 7.000 et 7.500 manifestants – selon la préfecture de Paris – ont quitté la place de la Nation vers 14h30 avant de rejoindre celle de République. «Zyed, Bouna, Théo et Adama, on n’oublie pas, on ne pardonne pas», «pas de justice, pas de paix», «Police partout, justice nulle part» ou «urgence, urgence, la police assassine en toute impunité», scandait la foule. Dans le cortège flottaient des drapeaux du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), du DAL (Droit au logement), d’Attac, CGT, CNT, et un ballon Solidaires. Des filtrages, organisés en amont, ont permis de récupérer plusieurs projectiles (pots de peinture, fusée modifiée avec du béton au bout pour servir de projectile etc…) et un sac de pavés cachés dans un bac à fleurs sur le parcours de la manifestation, ont indiqué des sources policières. Mais quelques échauffourées ont éclaté en fin d’après-midi entre des manifestants cagoulés et les forces de l’ordre. Les forces de l’ordre ont riposté à des jets de cocktails Molotov par des tirs de gaz lacrymogène, a constaté un journaliste de l’AFP. Sur le parcours, les vitrines de deux établissements bancaires ont été dégradées. Deux gendarmes ont été légèrement blessés par des projectiles et transportés à l’hôpital, a indiqué la préfecture de police. Onze personnes ont été interpellées notamment pour port d’arme.

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Vers une égalité salariale réelle en Islande

Le gouvernement islandais a présenté mardi 5 avril un projet de loi qui obligera les entreprises de plus de 25 salariés à prouver qu’elles versent un salaire égal à leurs employés, quel que soit leur sexe. Dans les faits, les sociétés devront fournir à l’administration un document qui certifie que les femmes et les hommes au même poste et à l’expérience équivalente bénéficient du même traitement. Si l’autorité de contrôle remarque une différence, l’entreprise payera une amende (dont le niveau sera fixé plus tard). Cette loi entrera en vigueur en janvier 2018, alors que l’Islande fait déjà figure de bon élève sur l’égalité des sexes. Dans son Parlement, la parité est respectée. Elle est par ailleurs au premier rang du classement du Forum économique mondial (la fondation qui organise chaque année sa réunion à Davos) qui analyse les inégalités entre les sexes dans le monde. Elle est suivie par la Norvège, la Finlande et la Suède. Le gouvernement estime que l’écart entre les salaires est de 7%. Cet écart est toutefois contesté par un rapport publié en 2013 par la Commission européenne. Celui-ci indique qu’une femme islandaise gagne en moyenne 18% de moins qu’un homme. Le 24 octobre dernier, de nombreuses militantes avaient quitté leur travail à 14h38, considérant qu’elle n’étaient plus rémunérées à partir de cette heure précise comparativement aux hommes. Ce mouvement n’est pas nouveau : en 1975, les femmes islandaises avaient quitté leur travail à 14h08. Puis en 2008, à 14h25. Selon le Iceland Review, un trimestriel local, il faudra attendre 2068 pour gommer les inégalités à ce rythme. L’initiative islandaise a été reproduite le 7 novembre dernier en France à l’appel du collectif féministe Les Glorieuses, qui avait demandé aux femmes de cesser le travail à 16h34. Selon ses calculs, si elles étaient payées comme les hommes, elles travailleraient bénévolement à partir de cette date jusqu’à la fin de l’année. L’Assemblée nationale a voté en 2014 la Loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Elle vise à combattre les inégalités sexuelles dans les sphères privée, professionnelle et publique. Ce dispositif peut par exemple priver une entreprise de l’accès aux marchés publics si une inégalité flagrante est constatée. En pratique, ça reste très difficile à prouver… Source: agence séminaire islande

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Alcoolisme dans le Nord

En déclarant que « l’alcoolisme et le tabagisme se sont peu à peu installés dans le bassin minier » des Hauts-de-France vendredi, lors d’un déplacement à Hénin-Beaumont, Emmanuel Macron a provoqué la colère de la classe politique française. Mais les faits semblent lui donner raison. C’est la dernière sortie tapageuse d’Emmanuel Macron. En déplacement vendredi à Hénin-Beaumont, ville gouvernée par le Front national, l’ancien ministre de l’Economie a évoqué « l’alcoolisme et le tabagisme [qui] se sont peu à peu installés dans le bassin minier ». Des mots sortis de la bouche d’un ancien banquier, déjà connu pour avoir traités d’illettrés une centaine d’anciens salariés de l’abattoir de porcs Gad: la perche était trop tentante pour que les adversaires politiques de Macron ne la saisissent pas.  De tous les côtés de l’échiquier politique, les coups ont logiquement plu sur le candidat à l’élection présidentielle. Le maire FN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, a dénoncé « sa morgue de banquier parisien », alors que Florian Philippot a pour sa part évoqué un « mépris social » de l’ancien conseiller de François Hollande. A droite, Gérald Darmanin (maire Les Républicains de Tourcoing), et Nicolas Dupont-Aignan (candidat de Debout La France à la présidentielle) y sont également allés de leur commentaire, en rappelant les anciennes polémiques suscitées par les propos de Macron. A gauche, c’est Jean-Luc Mélenchon qui a mené la charge contre le natif d’Amiens. « Cet homme vit ailleurs (…) il vit tellement ailleurs qu’il parle aux gens comme à des domestiques », a tonné le candidat de « la France insoumise », avant d’ajouter: « Il n’en rate pas une, il ne peut pas s’en empêcher. Il arrive dans le Pas-de-Calais et il leur dit: ‘ah bah oui, il y a le tabagisme et l’alcoolisme’. Il ne manque plus que l’inceste et comme ça le tableau serait complet! » Pierre Laurent, du PCF, a également accusé le candidat de En Marche! de « mépriser le peuple et mépriser la France ».

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